Edito du 7/12/20

“Suivez le chemin d’or”

Au rond point, il y a des gagnants et des perdants.

(Pour Elon Musk, tout va bien ! …)

Une bonne nouvelle est une bonne nouvelle. Une mauvaise nouvelle est une  bonne nouvelle !

(…pour les marchés mondiaux aussi !)

La réaction du marché boursier américain au ralentissement du marché du travail a été “positive”. Si l’économie va mal, la Banque centrale accordera davantage et le gouvernement fera de même en termes de relance budgétaire.

 

Ensuite, dans l’euphorie financière générale, il est bon de garder parfois les pieds sur terre, du moins c’est ce que nous pensons. Bien sûr, les jeunes “traders” et économistes qui ont vu ce qui s’est passé depuis 2009 avec des interventions constantes, continues et croissantes des banques centrales pour soutenir à tout prix la richesse financière fictive penseront que cette partition se jouera éternellement, mais notre expérience un peu plus ancienne souligne le fait qu’avoir l’indice S&P500 à une valorisation telle qu’il faut 141 heures de travail pour l’acheter contre 100 au sommet de la bulle de 2000 – 2001 (…)

et le CAPE – Shiller aux niveaux observés lors du crash de 1929 (bien que toujours en dessous de la valeur de 2000 – 2001),

nous fait suggérer un regain de  prudence à court terme. On sait bien ici que les périodes d’euphorie sur les marchés peuvent durer très longtemps et pousser les indices très haut, particulièrement dans un contexte de taux négatifs ou nuls, pratiqués par les principales banques centrales, avec des anticipations de ces interventions en termes d’expansion de leurs bilans qui paraissent infinies, mais l’histoire nous enseigne que les fortunes en termes de richesse se font lorsque le capital est préservé alors que les bulles éclatent.

8 billions de dollars auront  été créés en quelques mois à partir de rien, de l’argent magique mais principalement pour les marchés financiers, avec un impact sur l’immobilier également. De l’argent qui ne peut pas être utilisé pour l’achat de biens et de services, mais uniquement pour des instruments financiers où une “inflation” de valeur est générée.

En revanche, l’impact sur l’inflation globale, celle des biens et services, déterminé par leurs interventions n’est qu’indirect et marginal.

L’inflation ne dépend pas des déficits publics financés par l’émission d’obligations d’État, mais de la création de monnaie par les banques lorsqu’elles accordent du crédit. Et la BCE, comme le souligne bien Frederik Ducrozet, “more of the same for (much) longer”.

La dernière fois après la grande dépression des années 30 et la Seconde Guerre mondiale, il y a eu des années de retour à l’égalité, à la productivité, au boom des naissances, au bonheur, au rêve, aux Trente Glorieuses. Quel événement le déterminera à nouveau?

Ou peut-être n’en restera t-il plus qu’un seul debout.

“Suivez le chemin d’or”
(Le magicien d’Oz – Lyman Frank Baum)

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