Edito du 23/11/20

Le Chapelier Fou: “Si j’avais un monde comme je l’aime, tout y serait absurde: rien ne serait comme il est, parce que tout serait comme il n’est pas, et vice versa! Ce que c’est, ce ne serait pas et ce que ce n’est pas, ce serait …”)  

Lewis Carroll –  Alice au pays des merveilles

Wonderland ?

La faiblesse des taux d’intérêt, l’inflation exceptionnelle des bilans des banques centrales, les déficits publics récurrents, la création monétaire par les banques commerciales à travers le crédit (et donc la dette) ont créé, de notre humble avis, un cocktail explosif pour la préservation du patrimoine des épargnants.

Tant et si bien que la dette mondiale s’élève désormais à plus de 270 trillion $, soit plus de 360% du PIB mondial.

  • Global debt has surged by over $15 trillion since 2019, hitting a new record of over $272 trillion in Q3 2020;
  • As the fiscal response to the pandemic continues, the IIF expects global debt to hit $277 trillion (365% of GDP) by end-2020;
  • Debt outside the financial sector on track to hit $210 trillion (274% of GDP) this year—up from $194 trillion (240%) in 2019;
  • Emerging market debt (ex-financials) is fast approaching 210% of GDP—up from 185% in 2019 and 140% a decade ago;
  • Sharply declining revenues have made debt service much more onerous for EM governments—despite low borrowing costs;
  • Some $7 trillion of emerging market bonds and syndicated loans come due through end-2021, 15% of that in U.S. dollars.

 

Ménages, entreprises, secteur privé ou public, comme gouvernements : tous se retrouvent sur la même corde raide.

Nombreux sont ceux qui pourraient penser que cette augmentation peut durer encore des années sans effondrement du système financier, puisqu’après tout, “cela tient”; tout dépend, selon nous, de notre horizon dans de temps. 30 ans, ce n’est rien même si, pour nous, habitués à une espérance de vie d’un peu plus de 80 ans, cela semble une période de temps déjà significative.

 

Le problème est que les politiques des banques centrales en élargissant leurs bilans créent en vérité les conditions d’une déflation (même si les banques centrales utilisent le terme “non inflation”). La Japonification ne peut conduire qu’aux mêmes résultats déflationnistes.

 

Ménages, entreprises, secteur privé ou public, comme gouvernements : tous se retrouvent sur la même corde raide.

Et sans croissance du PIB nominal (croissance réelle + inflation), il ne sera pas possible d’annuler la dette (même si pour le moment Mme Christine Lagarde nous dit que “those lines would simply be a violation of the treaty”) ou de la restructurer

 

Ménages, entreprises, secteur privé ou public, comme gouvernements : tous se retrouvent sur la même corde raide.

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